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Festival Black History Arts 2026 : Le Gabon célèbre le pouvoir rassembleur de la culture

Le Musée National des Arts, Rites et Traditions vibre aux rythmes des origines et des créations contemporaines depuis la cérémonie d’ouverture de la 6ᵉ édition du Festival Black History Arts, le 2 février. Placé sous le double signe de la mémoire et de l’avenir, cet événement majeur, qui se poursuivra dans tout le pays jusqu’au 28 février, affirme plus que jamais le rôle central des arts comme fondement et ciment de la société.
 
Une célébration panafricaine du lien arts-culture
Le lancement de ce mois festif a été un moment solennel et riche en symboles, mettant en lumière « le lien profond entre les arts et la culture », selon les organisateurs. À travers expositions, performances, conférences et ateliers, le festival se propose d’explorer la manière dont les expressions artistiques – qu’elles soient plastiques, musicales, chorégraphiques ou narratives – portent, préservent et réinventent l’héritage culturel.
 
« Notre culture est notre socle, notre boussole. Ce festival démontre qu’elle n’est pas un reliquat du passé, mais une force vivante, dynamique, qui nous rassemble, nous raconte et nous relie en humanité », a souligné un des porteurs du projet lors du discours inaugural. Cette édition 2026 semble ainsi vouloir transcender la simple commémoration pour devenir un laboratoire de dialogues et de créations, tissant des ponts entre le Gabon, l’Afrique et ses diasporas.
 
Gabon Love : Quand la culture inspire les rencontres humaines
C’est dans cet esprit de connexion et de valorisation des liens humains que s’inscrit également le partenariat avec la plateforme Gabon Love, officiellement présentée lors de l’ouverture. Les initiateurs du festival rappellent ainsi que « au-delà de l’art et de la culture, ce sont aussi les rencontres humaines qui construisent nos histoires ». La plateforme se positionne comme un espace numérique prolongeant les valeurs de partage et de découverte portées par le festival, favorisant les échanges et les connexions authentiques.
 
Un programme éclectique jusqu’au 28 février
Jusqu’à la fin du mois, le public est invité à un voyage à travers le temps et les sens. Au programme : des rétrospectives sur des figures artistiques majeures, des installations d’artistes contemporains engagés, des masterclass, des nuits de contes, et des concerts fusionnant traditions et modernité. Le festival investira également l’espace public avec des interventions artistiques inattendues, affirmant que la culture appartient à tous et se vit au quotidien.
 
M Joseph Ondo, artiste plasticien : « Cette ouverture était puissante. Voir nos rites, nos symboles, magnifiés dans un cadre muséal national, ça fait quelque chose. Cela légitime et sacralise notre patrimoine. C’est une reconnaissance qui donne une fierté et une responsabilité à nous, créateurs. Le festival n’expose pas seulement des œuvres, il expose une âme. »
 
Dr. Aminata Diallo, visiteuse internationale : « Je voyage spécialement chaque année pour ce festival. L’approche gabonaise est unique : elle ne se contente pas de montrer l’art, elle explique son ancrage dans les rites et les traditions. C’est une leçon d’histoire vivante et une source d’inspiration incroyable. Cela résonne profondément avec ma propre quête identitaire. L’initiative Gabon Love est aussi une belle idée pour prolonger les conversations commencées ici. »
 
Laura, étudiante en communication : « Pour nous, les jeunes, c’est vital. On y voit que notre culture est « cool », qu’elle peut être street, digitale, tout en restant ancrée. Les ateliers avec les artistes sont des opportunités en or. Ça brise le mythe de la culture figée dans le temps. Et le fait que ça dure tout le mois, ça permet de vraiment s’imprégner, ce n’est pas qu’un événement mondain d’une soirée. »
 
Alors que les premières activités débutent, le Festival Black History Arts 2026 s’annonce déjà comme un mois décisif pour la scène culturelle gabonaise, promettant de célébrer, d’interroger et de vivifier les racines d’où naissent les plus belles branches de la création.

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