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Mali-crise de l’essence : Le Premier ministre Maïga passe à la vitesse supérieure
Sur le front de la crise des hydrocarbures, le Général Abdoulaye Maïga a mené une inspection surprise, ce mardi, pour accélérer la cadence. Objectif : briser le goulot d'étranglement qui paralyse l'approvisionnement.

Le temps des discours est révolu, place à l’action. Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a pris le pouls de la crise directement à la source. Sa cible : le bureau des produits pétroliers des Douanes et l’Office Malien des Produits Pétroliers (OMAP). Sur place, le constat est à double tranchant.
D’un côté, une vision encourageante : des dizaines de camions-citernes, le réservoir plein, stationnent dans l’attente du feu vert. De l’autre, une réalité inacceptable : des files interminables de véhicules devant les stations-service, assoiffés de carburant.
Un paradoxe inacceptable
Le Chef du gouvernement n’a pas mâché ses mots face à ce paradoxe. Comment expliquer que des citernes pleines soient immobilisées par la paperasse tandis que les Maliens patientent pendant des heures ? Cette contradiction ne peut plus durer.
En réponse, une instruction claire et sans appel a été donnée : « 24 heures maximum ». C’est le délai impératif que les services des Douanes et de l’OMAP doivent désormais respecter pour libérer chaque camion. Une mesure choc pour fluidifier l’acheminement et mettre un terme aux pénuries visibles.
Hommage aux acteurs de l’ombre
Dans cette course contre la montre, le Premier ministre a tenu à saluer l’engagement des équipes sur le terrain, qui œuvrent 24h/24 pour résorber la crise. Un hommage appuyé a également été rendu à la résilience du peuple malien, ainsi qu’aux conducteurs routiers et aux Forces de Défense et de Sécurité qui garantissent la sécurité des précieux convois.
L’État passe donc à l’offensive. Reste à voir si cette injection de rigueur administrative suffira à faire redémarrer le pays.



