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Un match de diplomatie : Israël et le Somaliland lancent une Nouvelle Saison de Tensions en Somalie

Encore une superbe démonstration de « qui aime bien, châtie bien » dans les relations internationales. Le 26 décembre, alors que certains rangeaient encore leurs cadeaux, Israël a offert au Somaliland – cette région du nord de la Somalie qui fait sécession depuis 1991 en attendant un premier « like » diplomatique – le cadeau ultime : la reconnaissance. Un geste aussi subtil qu’un coup de pelle dans une fourmilière.

La réaction de la Somalie fut immédiate et théâtrale. Le président Hassan Sheikh Mohamud a crié à la « plus grande des violations », prouvant que même en politique, les superlatifs sont toujours de mise. Mais le vrai spectacle a eu lieu dans la rue. Le 30 décembre, des milliers de Somaliens, fatigués de regarder la crise de loin, sont descendus brandir leurs drapeaux avec l’enthousiasme d’une foule devant un but… annulé pour hors-jeu.
À Mogadiscio, dans un stade bondé, l’ambiance était à l’unité nationale. Des figures religieuses, en véritables entraîneurs de foule, ont orchestré les huées. L’Imam Dahir Imam Mohamud a même lancé une passe décisive à ses « frères » du Somaliland : « Ne croyez pas aux mensonges d’un criminel qui a assassiné le peuple palestinien ». Une déclaration qui sent bon l’esprit de Noël et la diplomatie du chardon.
À Baidoa, une manifestante résumait l’état d’esprit général avec une demande simple adressée au Premier ministre israélien : « Retirez votre prétendue reconnaissance, s’il vous plaît. » Parce qu’en matière de souveraineté, on est jamais trop poli.
Pendant ce temps, le haut conseil politique somalien, le « National Consultative Council », a lui aussi sorti le carton rouge, qualifiant la décision israélienne de « violation directe ». Une vraie fête du consensus.
Et Israël dans tout ça ? Le ministre des Affaires étrangères a répliqué sur X (l’antre de la diplomatie moderne) avec l’élégance d’un rocher : « Personne ne déterminera à la place d’Israël avec qui il peut entretenir des relations diplomatiques ». En clair : « On est grands, on fait ce qu’on veut. »
Bilan : une région qui jubile (enfin reconnue !), un État qui fulmine, des rues en ébullition, et une communauté internationale qui regarde le match, le pop-corn à la main. La souveraineté, c’est comme un puzzle géopolitique : quand quelqu’un essaie d’y mettre une pièce qui ne va pas, tout le monde crie. Et le jeu continue.



