
SOS Éducation monte au créneau après l’incarcération de deux figures syndicales majeures. L’organisation dénonce une « criminalisation de la lutte » et une dangereuse escalade, dans un climat social déjà électrique.
La base du mouvement réagit avec véhémence à l’incarcération, hier mercredi 21 janvier, de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, pilier de la défense des enseignants gabonais.

Pour l’organisation, le message des autorités est clair : le dialogue social a désormais une version « mandat de dépôt ». Dans un communiqué cinglant, elle fustige une décision qu’elle qualifie d’« atteinte grave aux libertés syndicales » et qui, loin d’apaiser les tensions, « jette de l’huile sur le feu ».
La méthode est simple, selon SOS Éducation : face à des enseignants qui réclament dignité et respect, on criminalise leurs représentants. « On n’emprisonne pas des hommes pour avoir porté la voix de milliers d’enseignants oubliés », tonne le mouvement, y voyant une « volonté inquiétante » d’étouffer toute contestation par l’intimidation.
La solidarité est affichée sans faille avec les syndicats CONASYSED et la Dynamique Unitaire. L’appel est lancé : libération immédiate et sans condition des deux leaders. Un procès est en effet prévu… le 30 janvier prochain, date jusqu’à laquelle ils resteront derrière les barreaux.
Dans une formule au ton de manifeste, SOS Éducation conclut, mélangeant avertissement et credo : « Toucher à l’un d’entre nous, c’est nous toucher tous. La lutte continue. La solidarité demeure. La dignité triomphera. »
Preuve que la vérité qui dérange finit toujours par trouver une tribune, fût-ce depuis une cellule.



