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Addis-Abeba sommet de l’UA, sous le signe de l’eau… et du changement de chef

Changement de garde à l’Union Africaine. Ce week-end à Addis-Abeba, le président angolais João Lourenço a officiellement passé le relais – ou plutôt le « sceptre », comme on dit dans le jargon diplomatique – à son homologue burundais Évariste Ndayishimiye. Une petite cérémonie bien rodée pour marquer le début d’un mandat d’un an, sous l’œil attentif de la presse du continent.
Dans son discours d’adieu, Lourenço n’a pas tari d’éloges sur son successeur, salué par un « choix unanime » des États membres. Traduction : l’UA sera désormais entre les mains d’un « homme d’État doté de hautes qualités » Autrement dit , prière de ne pas tout casser, la maison est fragile.

Mais trêve de politesses, il faut parler sérieusement. Le grand défi de 2026 a été dévoilé : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs ». Un thème qui a au moins le mérite de ne pas être un vœu pieux. Lourenço a d’ailleurs insisté sur ce qu’il appelle un « impératif moral et politique ». En d’autres termes : arrêtons de faire couler l’eau uniquement dans les discours et mobilisons gouvernements, entreprises et citoyens. Une mission « complexe et exigeante », a-t-il prévenu, avant de lancer à Ndayishimiye : « Ça vaut le coup d’y consacrer toute votre énergie. » Sous-entendu : vous allez en avoir besoin.
L’Angolais n’a pas oublié de remercier la Commission de l’UA et son nouveau président, Mahmoud Ali Youssouf, pour leur « abnégation » et leur « compétence ». Une façon élégante de dire que, malgré les tempêtes, le navire tient encore la mer.
Et pour conclure, Lourenço a formulé le vœu que les États membres soutiennent tous ce nouveau capitaine pour mener à bien sa mission. Rendez-vous dans un an pour voir si la promesse de paix, de solidarité et de développement inclusif aura étanché la soif du continent.



