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L’Afrique en « open bar » : Xi Jinping offre le tapis rouge (et gratuit) au continent

Pékin vient de sortir le grand jeu. À partir du 1er mai 2026, la Chine transforme ses frontières en passoire fiscale pour la quasi-totalité de l’Afrique. Le message est clair : puisque l’Oncle Sam joue les videurs avec ses tarifs douaniers, Papa Xi, lui, offre la tournée générale.

Le président Xi Jinping l’a annoncé en plein sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba : les droits de douane ? C’est du passé. Enfin, presque pour tout le monde. Si vous êtes l’un des 53 partenaires diplomatiques « dociles » de Pékin, c’est Byzance. Si vous vous appelez Eswatini et que vous continuez de flirter avec Taïwan, c’est la douche froide (et les taxes pleins pots).
Le club des 53 (moins un rebelle)
La Chine appliquait déjà le tarif « zéro » pour 33 pays, mais a décidé d’élargir son cercle d’amis. En ligne de mire : devenir l’unique confident commercial d’un continent qui commence à trouver les factures américaines un peu salées. Merci qui ? Donald Trump, dont la passion pour les barrières douanières l’an dernier a fini de pousser l’Afrique dans les bras, et les infrastructures, du géant asiatique.Des Routes de la Soie aux autoroutes sans péage
Derrière les sourires de façade et les promesses de « nouvelles perspectives de développement », Pékin consolide son trône de premier partenaire commercial du continent. Entre les chantiers pharaoniques des « Nouvelles Routes de la Soie » et cette suppression totale de taxes, la Chine s’assure que le cordon ombilical avec l’Afrique soit non seulement solide, mais surtout exclusif. Pendant que l’Eswatini reste au coin pour avoir refusé de rompre avec l’île « rebelle » de Taïwan, le reste du continent s’apprête à fêter le 1er mai sous le signe du commerce libre… Enfin, à condition de parler le mandarin diplomatique.



