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Ramadan 2026 au Gabon : coup de balai et dératisation à tout-va, la Fondation Mohammed VI donne le « la »

À quelques encablures du coup d’envoi du Ramadan, la section gabonaise de la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains a sorti les balais et les produits insecticides. Fini la poussière et les bestioles : place à un grand ménage de printemps version rigoriste dans les lieux de culte de Libreville.

C’est la mosquée Al Houda, dans le quartier Nzeng Ayong, qui a servi de laboratoire à cette vaste opération « coup de propre » ce dimanche 15 février. Coincée entre les murs du Lycée Mohammed Arissani, la bâtisse a subi un véritable lifting : désherbage intégral, nettoyage en profondeur, et même une dératisation musclée. Histoire que les fidèles, venus pour les prières nocturnes, ne croisent que le divin et pas une armada de rongeurs.
Farahne Mina Gassita, Secrétaire Générale de la Fondation, n’a pas mâché ses mots sur l’ampleur du chantier : « On ne fait pas les choses à moitié. Nous attaquons avec une opération combinée : on arrache les mauvaises herbes, on frotte les carreaux, et on vire les rats. La mosquée doit être plus propre qu’un hôpital. »
 
Mais attention, sous les gants de ménage, se cache une vertu théologique. Rachid Mbadinga, le Président de la FM6-Gabon, a rappelé que la propreté n’est pas une option en islam. Il a d’ailleurs ressorti la petite phrase choc du Prophète : « La propreté, c’est la moitié de la foi. » Traduction : si vous priez dans un endroit qui pue ou qui est crasseux, vous loupez la moitié du chemin vers le paradis.
 
Le responsable n’a pas manqué, entre deux coups de serpillière, de tirer la révérence à l’institution mère basée au Maroc. Un passage quasi obligé pour remercier « les plus hautes autorités, en tête desquelles le Roi Mohammed VI, qu’Allah le renforce ». Message reçu, cinq sur cinq.
Derrière cette opération séduction écologique, la fondation annonce un programme social et sanitaire chargé pour tout le mois sacré. Un calendrier bien ficelé qui mêle prières, dons et soutien aux plus faibles. De quoi prouver que la foi, au Gabon, ça se vit aussi le balai à la main.

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