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Rumeurs à la CAF : Diallo sort le glaive et défend Mosengo-Omba, « personne n’a demandé sa tête »

Alors que les couloirs du football africain bruissaient d’une prétendue cabale contre le secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, le président de la Fédération ivoirienne (FIF), Idriss Diallo, a sorti un communiqué cinglant ce lundi. Sa mission ? Tordre le cou aux « on-dit » et laver son honneur, accusé d’avoir mené la charge contre l’ancien bras droit de Infantino.
 
Dans le microcosme feutré des instances sportives africaines, une rumeur peut parfois peser plus lourd qu’un rapport d’audit. Ces derniers jours, elle enflait comme une peau de tam-tam sous la chaleur de Dar es Salaam : le tout-puissant secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF), Véron Mosengo-Omba, serait sur la sellette. Mieux (ou pire, selon le camp où l’on siège), c’est le président ivoirien, Idriss Diallo, qui aurait lui-même soufflé sur les braises pour pousser l’homme fort de la CAF vers la sortie.
 
Sauf que voilà : en Afrique, quand on prête des intentions à un homme aussi avisé que Diallo, on s’expose à un démenti aussi sec qu’une frappe de Didier Drogba. Par un communiqué publié ce lundi, le patron du football ivoirien a non seulement nié en bloc, mais il a aussi retourné sa mitraillette à mots choisis contre les « réseaux sociaux » et leurs « publications », ces nouveaux faiseurs de rois et de chutes.
 
« Le Président Yacine Idriss Diallo tient à préciser qu’il n’a, à aucun moment, ni publiquement, ni en privé, et encore moins lors de la réunion du Comité exécutif de la CAF tenue le vendredi 13 février 2026, exprimé une quelconque demande visant le départ du Secrétaire Général de la CAF, Monsieur Véron Mosengo-Omba », martèle le texte.
 
Une mise au point qui ressemble à une gifle administrée avec un gant de velours. Mais Diallo ne s’arrête pas là. Dans un élan de solidarité institutionnelle qui ferait pâlir un corps diplomatique, il assure également que ses pairs n’ont pas non plus sorti l’artillerie lourde contre Mosengo-Omba. « Aucune déclaration en ce sens n’a été formulée par ses collègues », insiste-t-il, balayant d’un revers de main l’idée d’un front du refus contre le secrétaire général.
 
Pour enfoncer le clou et rappeler que, parfois, l’heure est grave, Idriss Diallo conclut sa plaidoirie par une touche personnelle et pleine de retenue : il évoque le deuil qui frappe actuellement Véron Mosengo-Omba. Un rappel que derrière les costumes cravates et les fauteuils en cuir des comités exécutifs, il y a des hommes. Et qu’en cette période, la « décence » doit prévaloir sur les « bruits de couloir ».
 
Reste une question, que le communiqué ne tranche pas : si personne n’a demandé le départ de Mosengo-Omba, pourquoi le bruit courait-il avec autant d’insistance ? Mystère et boule de gomme… ou simple ballon-sonde crevé par un président ivoirien qui n’aime pas qu’on lui prête des intentions qu’il n’a pas.
 
𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄́  𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐅𝐄́𝐃𝐄́𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐈𝐕𝐎𝐈𝐑𝐈𝐄𝐍𝐍𝐄 𝐃𝐄 𝐅𝐎𝐎𝐓𝐁𝐀𝐋𝐋
 
𝐂𝐎𝐌𝐌𝐔𝐍𝐈𝐐𝐔𝐄́ – 𝐌𝐈𝐒𝐄 𝐀𝐔 𝐏𝐎𝐈𝐍𝐓
 
À la suite de publications relayées sur les réseaux sociaux et attribuant au Président de la Fédération Ivoirienne de Football, Monsieur Idriss Yacine Diallo, une prise de position concernant la situation du Secrétaire Général de la Confédération Africaine de Football (CAF), il convient de faire cette mise au point.
 
Le Président Yacine Idriss Diallo tient à préciser qu’il n’a, à aucun moment, ni publiquement, ni en privé, et encore moins lors de la réunion du Comité exécutif de la CAF tenue le vendredi 13 février 2026, exprimé une quelconque demande visant le départ du Secrétaire Général de la CAF, Monsieur Véron Mosengo-Omba.
 
Les propos et intentions qui lui sont prêtés ne reflètent en rien sa position.
 
Par ailleurs, le Président Yacine Idriss Diallo indique qu’à sa connaissance, aucune déclaration en ce sens n’a été formulée par ses collègues présidents de fédérations au cours de ladite réunion du Comité exécutif de la CAF.
 
Il appelle à la responsabilité, à la retenue et à la rigueur dans le traitement et la diffusion de ce type d’informations.
 
Enfin, en cette période particulière marquée par un deuil affectant le Secrétaire Général de la CAF, le Président tient à rappeler que le respect et la décence doivent prévaloir.
 
La Fédération Ivoirienne de Football demeure attachée aux principes de respect institutionnel, de solidarité et de stabilité au sein des instances du football africain.
 
La Fédération Ivoirienne de Football

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