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Tensions et tampons : La FIFA tranche aujourd’hui le duel Nigeria-RDC, un mondial suspendu à un fil

C’est l’histoire d’un match qui n’en finit pas de se jouer. Quatre-vingt-dix jours après le coup de sifflet final sur la pelouse, les crampons laissent désormais place aux expertises juridiques. Ce lundi 16 février, dans les bureaux feutrés de la FIFA à Zurich, le sort du barrage retour entre le Nigeria et la République Démocratique du Congo ne se décidera pas dans le rectangle vert, mais sur le velours d’un tapis… et il pourrait bien faire des étincelles.
 
Suspendu à un fil FIFA. L’expression n’a jamais aussi bien porté son nom. Alors que les Léopards de la RDC pensaient avoir fait le plus dur en dominant les Super Eagles au match retour (2-1) le 16 novembre, les voilà rattrapés par un adversaire inattendu : la paperasse.
Car c’est une plainte déposée par la fédération nigériane qui a mis le feu aux poudres. Lagos conteste l’éligibilité de plusieurs joueurs binationaux congolais, évoquant des vices de procédure dans leur changement de nationalité sportive. En clair, les Nigérians brandissent l’arme fatale des qualifications : le « tapis vert », cet espace mystique où l’on gagne des matchs sans transpirer, simplement en prouvant que l’adversaire a oublié de cocher une case.
 
Kinshasa joue la carte de la sérénité, Abuja celle de la certitude
 
Côté congolais, on affiche une confiance de marbre, presque désarmante. La Fédération assure que chaque « i » a été pointé et chaque dossier tamponné en bonne et due forme. Les déclarations officielles fleurent bon la quiétude administrative, comme si les avocats de la RDC avaient déjà sorti le champagne… au grand dam des supporters qui retiennent leur souffle.
 
À l’inverse, les Super Eagles croient dur comme fer à leur bonne étoile juridique. Pour eux, cette plainte n’est pas un simple recours, c’est une bouée de sauvetage. En cas de victoire sur blessure administrative de la RDC, c’est une porte grande ouverte vers les barrages intercontinentaux de mars qui s’offrirait à eux. Un Graal inespéré pour une équipe qui a échoué sur le terrain.
 
Entre les deux, la FIFA joue les arbitres centraux dans ce qui ressemble de plus en plus à un soap opera. Dans les travées virtuelles, les rumeurs les plus folles s’entrechoquent. On parle de « documents falsifiés » ici, de « démentis cinglants » là-bas, transformant ce bras de fer sportif en un véritable thriller juridique.
 
Un verdict qui sent le soufre
 
Alors, simple validation procédurale ou véritable séisme sportif ? Si la FIFA donne raison au Nigeria, ce ne sont pas seulement les Léopards qui rentreront dans leur tanière la queue basse, mais tout un peuple qui verra son rêve mondialiste s’effondrer par procuration. Le paysage des qualifications africaines en serait radicalement bouleversé.
 
Ce lundi, le monde du football retient son souffle. Verdict ou nouveau rebondissement ? Dans cette bataille où les tampons ont remplacé les tacles, une seule chose est sûre : le perdant aura amèrement mal à la tête, entre la gueule de bois du match perdu et la migraine du procès perdu. Rendez-vous à Zurich pour le coup de sifflet final de cette partie de poker menteur.

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