
La presse gabonaise est en deuil. Le journaliste Loïc Ntoutoume, figure bien connue du média en ligne Gabonreview, est décédé ce jeudi 5 mars 2026 dans une clinique de Libreville des suites d’une maladie. Il avait la quarantaine révolue et laisse derrière lui une épouse inconsolable et une rédaction orpheline.


L’information est tombée comme un couperet, plongeant la maison Gabonreview et ses confrères dans une profonde tristesse. Loïc Ntoutoume, également connu sous le patronyme de Charlus Dubois Ndoutoume Ondo, est décédé ce jeudi des suites d’une affection médicale. Il était hospitalisé depuis plusieurs jours en soins intensifs dans une clinique du quartier Bessieux, à Libreville.
C’est un collègue, visiblement sous le choc, qui a confirmé la terrible nouvelle. « Il était en soins intensifs dans une structure sanitaire à Bessieux ; c’est quand j’arrive tout à l’heure que je constate que tout le monde pleurait et sa femme est inconsolable », a-t-il témoigné à Gabonactu, la voix brisée par l’émotion.
La nouvelle a rapidement enflammé les réseaux sociaux, où les hommages commencent à affluer pour saluer la mémoire d’un homme qui avait fait de la rigueur sa marque de fabrique. Professionnel jusqu’au bout des doigts, affable en toutes circonstances, Loïc Ntoutoume était de cette génération de journalistes qui considèrent l’information comme un sacerdoce. Soldat de l’info, il portait haut l’ADN de son média tout en se distinguant par une plume acérée et un sens aigu de l’éthique.
Il y a à peine deux mois, le 1er janvier 2026, Loïc Ntoutoume adressait ses vœux sur sa page Facebook, avec une lucidité et une sensibilité qui prennent aujourd’hui une résonance poignante. Un message d’espoir et d’amour adressé à tous ceux qui comptaient dans sa vie, et qui sonne désormais comme un testament spirituel.
« Mes vœux à vous tous, mes familles
», écrivait-il. « Mes pensées se tournent vers vous qui formez les piliers de ma vie : À ma famille de sang : Vous êtes mon ancrage. Que l’unité, la santé et la paix règnent dans nos foyers. »
», écrivait-il. « Mes pensées se tournent vers vous qui formez les piliers de ma vie : À ma famille de sang : Vous êtes mon ancrage. Que l’unité, la santé et la paix règnent dans nos foyers. »À ses « collaborateurs et partenaires professionnels », il souhaitait une année 2026 placée sous le signe de « l’excellence, des succès partagés et de l’épanouissement dans nos projets ». Une ambition professionnelle qui reflétait son investissement sans faille au sein de la rédaction de Gabonreview, où il officiait avec passion.
Mais au-delà du journaliste, c’est l’homme de cœur que ses proches pleurent aujourd’hui. Celui qui écrivait aussi, dans ce même message de Nouvel An, à ses amis « de l’ombre ou de passage », leur souhaitant « une année de liberté, de découvertes et de bonheur pur ».
Sa plume, souvent réservée à l’information brute, laissait parfois transparaître une âme de sage, en quête de sens. « Que 2026 nous apporte la sagesse de préférer la réalité des cœurs à l’agitation du monde », avait-il conclu, avant d’ajouter un sobre et lumineux : « Bonne et heureuse année à tous !
».
».
Aujourd’hui, alors que le monde de la communication est ébranlé par son départ, c’est bien la réalité du cœur qui l’emporte. Le vide laissé par Loïc Ntoutoume à la table de la rédaction de Gabonreview est immense. On se souviendra de lui derrière son poste de travail, arborant ce sourire légendaire qui le caractérisait, prêt à décortiquer l’actualité avec la passion des vrais soldats de l’information.
Nos sincères condoléances à son épouse, à sa famille, et à toute l’équipe de Gabonreview.



