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Les murmures colorés de Libreville : quand la ville se fait œuvre

Libreville respire et s’exprime par ses murs.Ils bruissent de couleurs et de formes, tissant une toile vivante où se mêlent la mémoire, les rêves et les combats du quotidien. Le street art, ici, n’est pas un vandalisme mais une écriture, une tentative de fixer l’éphémère et de donner une voix à l’âme collective.
Le promeneur,tel Garel Boudou, est saisi par ce spectacle. Il y perçoit une beauté immédiate, mais aussi la complexité d’un langage en devenir. Il appelle de ses vœux un art qui parle plus directement au cœur des urgences sociales.
 
Cet élan créatif trouve sa source dans des artistes comme Régis Divassa, un rêveur qui capture l’insaisissable. Pour lui, l’Afrique est la matrice originelle, nourrie par les voyages et les rencontres. Son œuvre est une archéologie du rêve, une quête pour solidifier l’immatériel et offrir à sa ville une mémoire visuelle.
Avec l’ambition de former les plus jeunes, Divassa s’assure que ce dialogue entre la pierre et la peinture ne s’éteigne pas. Ainsi, le street art librevillois se révèle être une véritable grammaire de l’identité. Chaque œuvre est une phrase dans le grand récit de la cité, une strophe dans le poème infini de l’Afrique contemporaine, transformant l’espace public en un livre ouvert où chacun peut lire et s’écrire.

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