FlashPolitique

Macron à Libreville : Main dans la main avec Oligui Nguema, il célèbre le « nouveau Gabon »

Le séjour d’Emmanuel Macron au Gabon les 23 et 24 novembre 2025 n’aura  pas été qu’un simple arrêt protocolaire. Sur le sol gabonais, le président français a lancé un message fort : celui d’un partenariat réinventé et d’une transition saluée comme un « exemple » pour toute l’Afrique.
 
Exit le langage diplomatique feutré. Devant les caméras, aux côtés du général Brice Clotaire Oligui Nguema, Emmanuel Macron a affiché une complicité visible et un soutien sans équivoque au « Nouveau Gabon » né du changement de régime d’août 2023.
 
Le Gabon, « exemple » de transition
« Je donne le Gabon en exemple partout où il y a des situations déstabilisées », a-t-il lancé, sans détour. Un coup de projecteur assumé sur la période post-transition, que l’Élysée semble vouloir ériger en modèle de sortie de crise. Macron n’a pas seulement validé le processus, il a salué l’élection d’Oligui Nguema en avril dernier comme la « première étape d’une nouvelle République », offrant une légitimité internationale appuyée au pouvoir en place.
 
Le partenariat France-Gabon : la formule « gagnant-gagnant »
 
Mais derrière les louanges politiques, le cœur de la visite battait au rythme des contrats et de la coopération économique. Le message est clair : la France veut sa part dans la reconstruction du Gabon.
 
« Nous souhaitons accompagner votre ambition en matière d’eau, de gestion des déchets, d’infrastructures et de trains. Là aussi, on va avancer plus vite », a assuré le président français. Un signal direct aux entreprises tricolores, dans un pays où 85 filiales françaises emploient déjà plus de 12 000 personnes. Le mot d’ordre ? Investir, mais dans un cadre de « respect mutuel ».
 
Une défense modernisée et une académie verte
 
Le partenariat de défense, souvent sensible, a lui aussi été présenté sous un jour nouveau. « Nous l’avons totalement transformé », a expliqué Macron, promettant une coopération « réciproque » et des « programmes communs ». Une manière de tourner la page des anciens schémas.
 
Parmi les annonces concrètes, la création d’une Académie de protection de l’environnement, un projet ambitieux pour lutter contre le braconnage et l’orpaillage illégal, fléaux des riches écosystèmes gabonais.
 
L’environnement et la jeunesse, piliers de l’avenir
 
Sans surprise, la forêt du bassin du Congo était à l’agenda. Emmanuel Macron a confirmé que 60 millions d’euros – issus d’un accord de conversion de dette – seraient intégralement fléchés vers la protection des écosystèmes forestiers.
 
Et pour incarner l’avenir, le président a mis en avant la jeunesse gabonaise, cette « vraie richesse du pays ». L’inauguration du nouvel Institut français du Gabon et les 5 700 étudiants gabonais en France sont les symboles vivants de ce pont entre les deux nations.
 
En quittant Libreville pour le sommet UE-UA en Angola, Emmanuel Macron a laissé une promesse en guise de synthèse : « La France sera là, à sa juste place. Celle d’un ami qui veut vous aider à réussir. »
 
Une déclaration qui sonne comme la ligne directrice d’une nouvelle ère : un partenariat affiché, des investissements annoncés, et un soutien politique sans réserve à un régime issu d’une transition qu’il présente comme exemplaire. Le pari du « Nouveau Gabon » est officiellement lancé, avec la France à ses côtés.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page