FlashInternationalPolitique
Guinée-Bissau : Le coup de théâtre (ou le coup d’État ?) de l’après-midi

Ça y est, le suspens est levé ! Alors que tout le monde s’arrache les cheveux à attendre les résultats des élections, l’armée de Guinée-Bissau a décidé de passer à l’action et de… trancher la question. Littéralement.
Scénario palpitant au Palais présidentiel
Selon nos informations, le président sortant Umaro Sissoco Embaló a eu une fin de journée bien mouvementée. Loin des traditionnels discours de victoire, il aurait été « invité » à rester dans son bureau par des hommes en uniforme, non pas pour un thé, mais pour ce qui ressemble furieusement à une arrestation.


La situation ? Après 48 heures de rendez-vous secrets et tendus avec l’état-major, le chef de l’État a finalement obtenu une réponse claire. Il affirme avoir été cueilli à midi pile, sans violence, mais avec une fermeté qui laisse peu de place au doute. Son ministre de l’Intérieur, Botché Candé, ainsi que les grands chefs de l’armée ont, paraît-il, reçu la même « invitation ». Le comble de l’ironie ? Le président accuse le chef d’état-major de l’armée de Terre d’être l’auteur de ce « coup d’État ». Un vrai scénario de film d’espionnage où il est difficile de savoir qui joue quel rôle.
Une victoire à deux, ça fait beaucoup
Le timing est pour le moins… choisi. Alors que les résultats officiels ne devaient tomber que demain, les deux principaux candidats, Umaro Sissoco Embaló et Fernando Dias da Costa, s’étaient déjà autoproclamés vainqueurs hier. Apparemment, déclarer sa victoire trop vite peut entraîner des ennuis. L’un a peut-être gagné les urnes, mais l’autre semble avoir perdu sa liberté. Qui dit mieux ?
Et maintenant ? La rue est calme, le Président est introuvable.
Malgré le chaos au sommet de l’État, la situation dans les rues de Bissau serait étonnamment calme. La Garde présidentielle occupe les axes stratégiques, en bon soldat. Mais son principal protégé, le président Embaló, lui, est resté introuvable. Comme s’il avait disparu dans un trou de souris administratif.
Morale de l’histoire : En Guinée-Bissau, il semble que le dernier mot ne revienne pas toujours à celui qui compte les bulletins de vote, mais parfois à celui qui a les plus gros fusils. Affaire à suivre… si on le retrouve.



