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Maroc en finale de la CAN: À Libreville, les Lions de l’Atlas font rugir le quartier Louis

Ce mercredi 14 Janvier , le quartier Louis a vibré, tremblé et failli perdre son toit. Pourquoi ? Parce que le Maroc a décidé de qualifier ses Lions pour la finale de la CAN 2025 après un match si palpitant qu’il a failli transformer les cheveux grisonnants de Tonton Ahmed en une belle crinière blanche. Contre le Nigeria (0-0, 4-2 aux tirs au but), le suspense était tel que même les moustiques locaux ont arrêté de piquer pour suivre les pénaltys.
Un « temple du football » improvisé : le salon de Madame Ekamkam

Chez Madame Ekamkam, Gabono-Marocaine et désormais officiellement ministre de l’hospitalité et du couscous vapeur, la CAN a redéfini le concept de « réception ». Ce soir-là, son salon ressemblait à une fusion entre un stade miniature, un salon de thé et une boulangerie de friandises. L’air était saturé d’un mélange audacieux : effluves de couscous royal, parfum de thé à la menthe qui insistait lourdement, et une playlist marocaine si puissante qu’elle faisait trembler les verres à thé.
« Nous avons suivi le match avec… beaucoup de palpitations cardiaques, merci de demander ! » lance Madame Ekamkam, un sourire de triomphe aux lèvres, tout en servant un sixième plateau de pâtisseries. Sa fierté maroco-gabonaise ? Elle clignote comme un néon après la qualification. « Vive le Maroc ! Vive le Roi ! Et vive le frigo qui a tenu le choc pour les boissons fraîches ! »
120 minutes d’émotions fortes (et de sueurs froides)


Pendant deux heures, les supporters ont vécu un véritable thriller. Le Maroc dominait, le ballon tournait, mais le but… restait timide, comme s’il avait oublié son chemin. Chaque occasion manquée faisait monter la tension d’un cran. Brahim, opérateur économique et désormais expert en stress aigu, résume : « On est très content, mais mes ongles, eux, sont en deuil. »
Puis vinrent les tirs au but. Silence religieux, à part le bruit d’une cuillère qui tombe dans la cuisine (immédiatement huée par l’assemblée). Et quand le dernier penalty a franchi la ligne… explosion ! Les youyous ont percé la nuit, les embrassades ont failli renverser la table basse, et un voisin a cru à un séisme. Qualification « époustouflante », certes, mais le canapé de Madame Ekamkam en gardera longtemps la mémoire.
Objectif final : le Sénégal, « frère » mais surtout… ennemi d’un soir
Maintenant, cap sur la finale contre le Sénégal, « pays frère », comme on le rappelle gentiment, avant d’ajouter dans un souffle : « mais dimanche, on oublie la fraternité, hein ? ». Brahim, philosophe devant l’éternel, confie : « On prie pour que la coupe reste au Maroc. Et aussi pour que mon estomac survive aux soirées de match. »
L’Ambassade du Maroc à Libreville, prévoyante, a déjà sorti les chaises pliantes et les grands drapeaux. Dimanche, elle ouvrira ses portes pour une grande réception où l’on s’attend à voir déferler une marée de supporters déterminés… et bien nourris.
Victoire, partage et… digestions héroïques
Ce qui restera de cette soirée ? L’image d’une communauté si soudée qu’elle pourrait résister à n’importe quelle attaque… sauf peut-être à une pénurie de thé à la menthe. Autour du couscous, des rires et des chants, l’âme marocaine a brillé si fort à Libreville que certains ont cru à un coucher de soleil anticipé.
Le chemin est encore long, mais une chose est sûre : dimanche, les Lions de l’Atlas pourront compter sur le souffle chaud et épicé de leur diaspora, prête à rugir, chanter et cuisiner jusqu’au bout pour la consécration. Et si on gagne, on promet : même les moustiques du Gabon auront droit à un morceau de corne de gazelle.



