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Trump propose un siège VIP à l’ONU-bis : 1 milliard le fauteuil, et la menace d’une hécatombe viticole en bonus

Devant le refus poli de la France d’intégrer son « Conseil de la paix », le président américain riposte en menaçant de transformer le Champagne en produit de luxe… encore plus luxueux. Ou de le tuer. Ça dépend comment on voit les droits de douane à 200 %.
Dans un élan de diplomatie aussi subtil qu’un marteau-piqueur, Donald Trump a annoncé ce lundi soir qu’il comptait frapper fort, très fort, pour convaincre la France de le suivre dans sa nouvelle aventure géopolitique maison : le « Conseil de la paix ». Sa méthode de persuasion préférée ? Une taxe de 200 % sur les vins et champagnes français. De quoi faire pleurer dans les chaumières… et dans les caves de Champagne.
 
Un Conseil de la paix à l’américaine : on entre, on paie (cher)
L’idée est simple, belle et surtout très rentable : créer un « Conseil de la paix » concurrent de l’ONU, mais en mieux. Par « mieux », il faut comprendre « sous contrôle absolu de Trump ». La « charte » de ce club très select, dont l’AFP a obtenu copie, est un modèle de clarté entrepreneuriale : pour avoir un siège permanent, chaque pays doit débourser la modique somme d’un milliard de dollars. Une invitation valable trois ans est offerte (sans engagement, mais sous conditions). Une sorte d’abonnement premium à la paix mondiale.
 
Face à cette offre à ne pas manquer, la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU (un vieux machin apparemment ringard), a eu le culot de décliner poliment. L’entourage d’Emmanuel Macron a osé évoquer « le respect des principes et de la structure des Nations unies ». Un affront.
 
Réaction de l’intéressé : « Personne n’en veut de toute façon, il sera bientôt sans mandat »
 
Interrogé sur le refus français, le président américain a fait preuve de toute la grâce et l’empathie qu’on lui connaît : « Personne ne veut de lui, parce qu’il sera bientôt sans mandat ». Belle démonstration de soutien transatlantique.
 
Puis est venue la menace économique, son langage d’amour préféré : « Je vais imposer des droits de douane de 200% sur ses vins et champagnes, et il rejoindra (le Conseil de la paix), mais il n’a pas à le faire ». Une formulation qui laisse perplexe : est-ce une punition, une incitation, ou simplement le fruit d’une rage tweetable passagère ?
 
La colère de Trump est une poupée russe de crises
 
Cette alerte viticole n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle s’inscrit dans une série de courroux trumpiens à l’égard de l’Europe, qui ose résister à sa volonté d’annexer le Groenland. Déjà ce week-end, il brandissait la menace de surtaxes contre plusieurs pays européens. Le message est clair : soit vous êtes avec moi (et avec mon achat immobilier groenlandais), soit vos exportations trinquent.
 
Réaction française : Le mépris silencieux, arme nationale
 
Du côté de l’Élysée, on n’a pas (encore) répondu par la menace d’une taxe de 200 % sur le Coca-Cola, le ketchup ou les séries Netflix. La position officielle reste celle d’un mépris de bon aloi, teinté d’inquiétude pour le système multilatéral. Et probablement d’une vive contrariété à l’idée de voir le Bordeaux et le Champagne devenir des produits de contrebande aux États-Unis.
 
 
Une chose est sûre : dans la guerre du vin qui se profile, les seuls à pétiller seront les avocats en droit commercial international. Et peut-être Donald Trump, qui vient de découvrir un nouveau levier pour faire parler de son Conseil… dont tout le monde parle, mais que personne ne semble vouloir rejoindre. Mission accomplie ?

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