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Gabon 2.0 : Le Système SIGFIP lance une révolution numérique dans les finances publiques
Sous l’impulsion du président Oligui Nguema, le gouvernement gabonais inaugure une plateforme intégrée pour une gestion transparente, traçable et en temps réel du budget de l’État. Une étape majeure pour la modernisation et la confiance.

C’est une véritable colonne vertébrale numérique qui vient d’être implantée au cœur de l’administration gabonaise. Les ministres Thierry Minko et Marc Abeghe ont officiellement lancé le Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP), une réforme technologique d’envergure promise à transformer radicalement la gestion de l’argent public.
Porté par une volonté politique affirmée du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce projet ambitieux vise à tourner la page des lourdeurs administratives et des opacités pour entrer dans une ère de transparence, d’efficacité et de reddition des comptes. Le SIGFIP n’est pas un simple outil informatique, mais le socle opérationnel d’une nouvelle gouvernance financière.
Une traçabilité totale, de l’engagement au paiement


Le système déployé à l’échelle nationale et dans les représentations à l’étranger constitue un saut quantique. Sa première force : l’intégration complète de la chaîne des dépenses. Chaque franc public, dès son engagement budgétaire jusqu’à son règlement final, pourra désormais être suivi en temps réel, éliminant les zones d’ombre et renforçant la responsabilité des acteurs.
Signature électronique et marchés publics 100% dématérialisés
Parmi les avancées concrètes saluées, l’opérationnalisation de la signature électronique occupe une place centrale. Elle accélère et sécurise les processus, rendant les validations quasi-instantanées et infalsifiables. Parallèlement, la gestion des marchés publics entre de plain-pied dans le digital : planification, appels d’offres, soumissions et contractualisation seront entièrement dématérialisés, un gage de transparence et de concurrence équitable.
Un tableau de bord en temps réel pour piloter l’État

Autre innovation majeure, la centralisation de tous les encaissements des régies financières. Les décideurs auront accès à des tableaux de bord consolidés, offrant une visibilité immédiate et inédite sur la santé financière de l’État. Un outil puissant pour un pilotage agile et éclairé des recettes et des dépenses.
Test en conditions réelles au Ministère de la Justice

Pour s’assurer de l’effectivité du dispositif au moment crucial de l’ouverture de l’exécution du budget 2026, le ministre Minko a mené une visite-test éloquente. Après une inspection du Data Center hébergeant les données sensibles, il s’est rendu au Ministère de la Justice pour assister en direct à l’enregistrement d’ordonnances de paiement via le SIGFIP. Une démonstration en situation, sous le regard des directeurs généraux des Finances, visant à prouver que la machine est prête.
Une nouvelle ère de confiance et d’efficacité
« Le SIGFIP n’est pas une fin en soi, mais le début d’une nouvelle ère pour les finances publiques gabonaises», a déclaré le ministre Thierry Minko en marge du lancement. Il a en outre indiqué que ce système va générer des rapports fiables et opposables, aligner l’ administration sur les standards internationaux et, surtout, restaurer la confiance des citoyens et de nos partenaires. C’est un pilier essentiel de la lutte contre la vie chère, car chaque franc économisé ou mieux utilisé profite in fine à la population.
La dynamique ne s’arrête pas là. Pour 2026, le gouvernement annonce déjà la poursuite des chantiers numériques avec la facture normalisée, un fichier unique de référence et la digitalisation complète des procédures douanières. L’objectif est clair : parvenir à une automatisation intégrale de la chaîne financière de l’État.
Avec le SIGFIP, le Gabon fait un pari résolument moderne sur la technologie au service de la bonne gouvernance. Un pari dont les premiers résultats seront scrutés à la fois par les Gabonais et par les institutions financières internationales.



