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CAN Hand 2026 – Les Panthères rugissent, mais les géants Pharaons ne tremblent pas

L’histoire s’est écrite sans eux. Les Panthères du Gabon, après un combat digne des plus grandes épopées, quittent la scène africaine. Mais pas la tête basse. Loin de là. Entre une Égypte surpuissante, une Angola intraitable et un espoir soigneusement préservé, leur parcours à Kigali restera celui du courage face à l’évidence.
Le choc des réalités. D’entrée, le programme était sans pitié : affronter l’Égypte, triple championne d’Afrique en titre. Résultat : une leçon de handball (25-36). Face aux Pharaons, nos Panthères ont mesuré l’écart, mais pas baissé les armes. Une défaite qui fixe le cadre : ici, on ne vient pas en touriste, mais en apprenti géant.
La réaction fière. Réponse immédiate face à l’Ouganda. Un match où la rage de se faire respecter s’est transformée en démonstration (33-16). Wora Mamadou Dia, le capitaine, a mené la meute, rappelant à tous que le Gabon avait une griffe. L’espoir, fugace, était de retour.
Le mur angolais. Restait l’Angola, une forteresse expérimentée. Hélas, la fougue gabonaise s’est heurtée à une machine bien huilée (21-33). Trop de puissance, trop d’expérience. L’élimination était scellée, mais sans amertume : comment rivaliser avec des nations où le handball est une religion d’État, quand on vient avec les moyens du bord et un cœur gros comme ça ?
Une élimination ? Plutôt un baptême du feu. Oui, les Panthères sont éliminées. Non, elles ne sont pas vaincues. Elles ont montré une combativité qui force le respect, une fierté qui transcende les scores. Dans l’arène des mastodontes, elles ont prouvé qu’elles méritaient leur place.
Et maintenant ? La Coupe du Président, nouvelle frontière. L’aventure continue, car en CAN, même éliminé, on se bat encore. Place à la Coupe du Président, ce tournoi parallèle où les équipes sorties de poule jouent leur classement final (places 9 à 16). Pour le Gabon, l’enjeu est crucial : trois victoires d’affilée ici, et c’est la qualification directe pour la CAN 2028 qui se profile. Plus question de passer par les barrages incertains.
Alors, panthères, reposez vos griffes. Le combat reprend bientôt. Pas pour la gloire éphémère, mais pour l’avenir. Et à voir la flamme dans leurs yeux à Kigali, cet avenir, elles ont bien l’intention de l’écrire à leur manière.



