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Gabon : 605 prétendants pour le trône (très chaud) de sélectionneur des Panthères
La FEGAFOOT a ouvert les vannes des candidatures pour trouver un nouveau coach national. Face au déluge de CV, le comité exécutif va devoir jouer les Saint Thomas pour trier le bon grain de l’ivraie... ou de la paille.

C’est l’appel de la forêt (équatoriale) ! Suite au naufrage plus que prévisible des Panthères à la CAN 2025 – zéro point, zéro victoire, zéro espoir – la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT) cherche désespérément un capitaine pour son navire en perdition. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’appel à candidatures a fait vibrer la planète football : 605 âmes courageuses (ou très optimistes) se sont portées volontaires pour succéder à Thierry Mouyouma, remercié dans la foulée du désastre.


Le chronogramme est désormais connu : du 4 au 10 février, un aréopage composé du Comex (Comité exécutif) et d’un « panel d’experts » va plonger la tête la première dans cette montagne de promesses. Objectif affiché : sortir de la pile une short-list de trois miraculés. Trois élus qui devront ensuite convaincre qu’ils ont le projet « ambitieux et cohérent » – on adore le jargon corporate – capable de redorer un blason plus que terni.
« Particulièrement fiers de l’intérêt manifesté », clame la FEGAFOOT, qui y voit une « preuve de l’attractivité croissante des Panthères ». On pourrait aussi y voir la preuve que le chômage touche durement la profession d’entraîneur, ou que le poste offre une visibilité médiatique garantie… surtout en cas de nouvel échec. La Fédération se félicite d’avoir constitué un « vivier exceptionnel de profils expérimentés et diversifiés ». Traduction : il y a de tout, du vieux briscard rôdé aux échecs aux jeunes ambitieux qui n’ont encore rien perdu.
Rappelons le contexte de cette chasse au trésor : après le fiasco marocain (3 défaites en 3 matches), le gouvernement gabonais a sorti le bazooka administratif : dissolution du staff, suspension de l’équipe, exclusion des principaux responsables. Avant le rétropédalage des autorités, cette purge était qualifiée de salutaire par certains observateurs sportifs. Derrière cette parenthèse s’ouvrent aujourd’hui les portes d’ un véritable casting de l’extrême.
Le futur élu devra donc non seulement présenter un powerpoint convaincant, mais aussi trouver la formule magique pour transformer des panthères anémiées en fauves redoutables. Un défi qui, à en juger par le nombre de candidats, fait moins peur qu’il n’y paraît. Ou alors, c’est simplement que tout le monde aime les défis impossibles.
À suivre : le nom des trois finalistes qui auront survécu au premier tri dans cette usine à gaz. Et surtout, celui de l’heureux élu qui héritera… de toutes les attentes et de toute la pression. Nos condoléances par avance.



