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CAN 2025: Quand le ballon roule, l’Afrique compte : Abidjan et Rabat inventent l’économie sportive de demain

En marge d’une CAN 2025 déjà dans les starting-blocks, la Côte d’Ivoire et le Maroc ont décidé de jouer un match bien plus stratégique que ceux sur la pelouse : celui de l’économie sportive africaine. Loin des vestiaires et des crampons, un panel haut de gamme s’est tenu au musée Mohammed VI de l’Eau – un symbole, sans doute, pour irriguer un secteur encore trop sec – avec une ambition affichée : transformer l’essai (ou le but) en développement durable.
 
Le sport, nouveau ministère des finances ?
 
Autour de la table, des experts ivoiriens et marocains, visiblement convaincus que le ballon peut être aussi rond qu’un compte en banque. Stéphane Na Brou, directeur de l’Économie sportive ivoirienne, a planté le décor avec le sérieux d’un coach avant une finale. Selon lui, le président Ouattara a très tôt vu dans le sport « un moteur stratégique » – une vision que le Premier ministre Robert Beugré Mambé et le ministre délégué Adjé Silas Metch s’emploient à concrétiser avec un credo : « changer la donne par le sport, car le sport change la donne ». On croirait presque un mantra, mais derrière, il y a des centaines de milliards de FCFA investis pour la CAN 2023, des stades flambant neufs, et des milliers d’emplois créés. Bref, le sport ivoirien ne joue plus seulement en Division 2 économique.
 
Le Maroc, maître tacticien en économie sportive
Face à cette offensive ivoirienne, l’expert marocain Dr Faycel Kada a rappelé, avec la sérénité d’un vainqueur habitué, que le Royaume mise depuis des années sur une stratégie à long terme : grands événements, infrastructures de pointe, et une image de « hub sportif » bien rodée. Le message était subtil : ici, on ne construit pas seulement des stades, on bâtit un écosystème. Une leçon d’économie appliquée, façon Rabat.
 
L’union fait la force (et les profits)
 
L’objectif officiel ? Créer un « hub économique africain du sport » piloté par Abidjan et Rabat. Traduction : mutualiser les expertises, séduire les investisseurs, et professionnaliser un secteur encore trop amateur – côté business, s’entend. Hadja Rima Touré, commissaire générale du Village ELEPH’FAN, a insisté sur l’importance des rencontres B2B et des partenariats durables. Parce qu’il ne suffit pas de gagner des matches, il faut aussi monétiser les victoires.
 
Une vision partagée, des enjeux continentaux
 
Dans une belle unanimité, les participants ont salué l’alignement des planètes politiques : la vision du président Ouattara et celle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, tous deux déterminés à faire du sport un pilier du développement. Preuve, s’il en fallait, que lorsque les dirigeants regardent un match, ils voient aussi des graphiques de croissance.
 
Le sport, nouveau levier géo économique
 
Au final, une conviction s’est imposée dans la salle : le sport est désormais bien plus qu’une affaire de passion ou de performance. C’est un outil de transformation économique, un créateur d’emplois, un aimant à investissements. Et si l’Afrique parvient à structurer cette manne, elle pourrait bien écrire une nouvelle règle du jeu : celle où le ballon fait aussi rouler l’économie.
 
Reste à voir si les autres nations africaines suivront le mouvement… ou attendront de voir le score.

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