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La Zambie et la SADC signent deux accords sur les corridors Nord-Sud et de Beira.

La Zambie et la SADC viennent de franchir une étape clé pour l’avenir économique de l’Afrique australe. Ce jeudi 22 janvier 2026, le ministre zambien des Transports, Museba Frank Tayali, et le Secrétariat de la SADC ont scellé deux accords-cadres majeurs : l’un sur le corridor Nord-Sud, l’autre sur le corridor de développement de Beira.
Ces signatures ne sont pas de simples formalités. Elles visent à métamorphoser ces axes en véritables artères commerciales, plus efficaces, connectées et intelligentes. Pour la Zambie, pays enclavé, c’est une question de survie économique : ces corridors sont ses principaux liens vers la mer et les marchés internationaux.
Véritable colonne vertébrale des échanges en Afrique australe, ce corridor relie sept États membres de la SADC et huit corridors régionaux. Il concentre déjà environ 60 % des flux commerciaux de la région et dessert directement la moitié de sa population. Avec cet accord, la Zambie renforce son rôle de plaque tournante et ouvre grand la porte de son réseau ferroviaire au continent.
La modernisation de cet axe est tout aussi stratégique. Connecté au corridor de Lobito, il doit offrir de nouvelles opportunités commerciales avec les pays du COMESA, de la SADC et les États riverains de l’océan Indien. Il s’agit de créer un réseau portuaire intégré pour dynamiser les échanges.
L’objectif affiché par la SADC est clair : transformer ces voies de transport en corridors économiques « intelligents ». Concrètement, cela signifie une meilleure gouvernance, une circulation accélérée des biens et des personnes, et, in fine, plus d’emplois, une industrialisation boostée et une croissance durable pour toute la région.
Avec ces deux accords, la Zambie et la SADC ne planifient pas seulement des travaux d’infrastructure. Elles écrivent ensemble une nouvelle page de l’intégration économique africaine, où chaque kilomètre de route et de rail doit servir le développement et la prospérité partagée.



