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Libreville au cœur de l’action climatique en Afrique centrale : la FAO mobilise les forces vives pour un avenir résilient

La capitale gabonaise vibre au rythme de l’urgence climatique. La 18e Réunion de l’équipe multidisciplinaire de la FAO pour l’Afrique centrale a ouvert ses portes, lançant un message fort : face aux défis climatiques, l’union fait la force. Placée sous le thème « La résilience climatique à travers la gestion durable des ressources naturelles », cette rencontre stratégique vise à transformer les discours en actions concrètes pour la région.
 
Une alliance inédite pour des ressources partagées
 
Face à la menace commune que représentent les dérèglements climatiques, les États d’Afrique centrale, les institutions, la communauté scientifique, le secteur privé et la société civile unissent leurs forces. L’objectif ? Trouver ensemble des solutions innovantes et adaptées aux réalités locales pour préserver des joyaux écologiques comme les forêts du Bassin du Congo et le Lac Tchad, véritables piliers de la résilience planétaire.
 
« Le contexte mondial nous rappelle l’urgence d’agir collectivement », a insisté Athman Mravili, Coordonnateur du bureau sous-régional de la FAO. Un message d’autant plus crucial que l’événement s’aligne stratégiquement sur les négociations de la COP30 au Brésil, offrant une caisse de résonance aux enjeux africains.
 
Les travaux se concentrent sur des défis concrets qui menacent la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations :
La pluie qui se dérègle, perturbant les saisons agricoles.
Les sols qui s’épuisent, victimes de la déforestation et de pratiques inadéquates.
L’eau qui se raréfie et se pollue, menaçant agriculture et santé.
La forêt du bassin du Congo se dégrade, sous pression humaine.
La biodiversité s’effondre, affaiblissant nos écosystèmes.
 
De la parole aux actes : un plan pour l’Afrique centrale
 
Au-delà des discussions, l’ambition est de produire des résultats tangibles. Au programme : des sessions plénières et des tables rondes multi-acteurs pour co-construire une feuille de route régionale. Les résultats attendus sont clairs : une déclaration commune, des recommandations politiques et un plan d’action sous-régional pour un suivi efficace.
 
Jacob Kotcho Bongnaha, de la CEEAC, a plaidé pour une « gouvernance environnementale inclusive et participative », soulignant l’importance cruciale des savoirs locaux.
 
Une vision transformatrice pour les systèmes alimentaires
 
Représentant le ministère de l’Agriculture du Gabon, Aline Sylvie Minko-mi-Etoua a porté une vision ambitieuse : « Il ne s’agit pas seulement de produire pour nourrir, mais de produire mieux et bien, de consommer durablement, de distribuer équitablement et de recycler intelligemment. »
 
L’objectif final de cette mobilisation sans précédent ? Jeter les bases d’une croissance verte en Afrique centrale, garantir la sécurité alimentaire de ses populations et leur assurer un avenir durable, en harmonie avec leur environnement.

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