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Panne en pleine mer, sauvetage de justesse : 110 migrants secourus au large de la Mauritanie

ls voulaient rejoindre l’Europe. Mais la mer en a décidé autrement. Ce mardi 3 juin, une centaine de migrants, partis de Banjul, la capitale de la Gambie, ont été secourus in extremis au large de Nouakchott. Leur objectif : rallier les Îles Canaries. Mais en chemin, la panne a frappé.

Le sauvetage :

C’est une course contre la montre qu’ont menée les gardes-côtes mauritaniens. Après un appel de détresse lancé par l’embarcation, victime d’une avarie de moteur en pleine mer, l’opération a duré près de huit heures. Débutée mardi à 01h (heure locale), elle s’est achevée mercredi à 09h, à une quinzaine de kilomètres des côtes. Bilan : tous les passagers ont été évacués et mis en sécurité.

Qui étaient-ils ?


Parmi ces 110 personnes secourues, au moins 12 femmes et trois mineurs. Leur origine : Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigeria. Tous partageaient le même rêve fragile : atteindre les Canaries.
Un week-end sous tension :


Et ce n’est pas un cas isolé. Le week-end dernier, près de 600 migrants ont été interceptés dans les mêmes eaux. La raison ? Les accords entre l’Union européenne (ou l’Espagne) et des pays comme le Maroc ou la Mauritanie ont renforcé les contrôles, poussant les départs toujours plus au sud… et donc vers des traversées encore plus longues et périlleuses.
Pourquoi c’est plus risqué depuis la Gambie ?


Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines, résume le problème : « Compter quatre à sept jours de navigation depuis Banjul, c’est multiplier les risques : se perdre en mer, chavirer, ou mourir de faim. » Un avertissement glacé, à la hauteur de la détresse vécue en mer.

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