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Syrie : deux petites « surprises » matinales pour Macron à Damas, qui avait déjà filé à l’anglaise

Réveil en fanfare pour Emmanuel Macron, ce mardi 7 juillet, à Damas. Alors que le président français achevait sa première nuit dans un hôtel 5 étoiles syrien – une première pour un dirigeant occidental depuis l’arrivée au pouvoir des islamistes – deux engins ont trouvé le moyen de lui offrir un « bonjour » tonitruant.

Selon une source sécuritaire (qui a visiblement le sens de l’euphémisme), des bombes ont retenti près du célèbre hôtel Four Seasons, là où le chef de l’État et sa délégation avaient posé leurs valises. Une benne à ordures et un véhicule stationné ont eu la mauvaise idée de se transformer en pétards géants. Bilan officiel : 18 blessés, des vitres du ministère du Tourisme en miettes, et une fumée noire qui s’élevait comme un nuage de cigare géant au-dessus du centre-ville.

Mais rassurez-vous, Macron n’était déjà plus là. Le président, fin stratège, avait quitté les lieux avant le bouquet final, direction le palais présidentiel pour une embrassade avec son homologue Ahmed al-Charaa. La présidence française a tenu à préciser, dans un communiqué d’une élégance rare, que le chef de l’État était « sain et sauf » et que sa visite se poursuivait, comme si de rien n’était.
Les autorités syriennes, elles, ont sobrement évoqué un « incident technique » – comprenez : 18 blessés, des sirènes hurlantes et un périmètre bouclé. Sur les réseaux sociaux, des images montrent des passagers de la délégation française cherchant leurs chaussures sous les débris, mais rien d’officiel.Cette visite, historique au demeurant, devait parler reconstruction, corridors stratégiques et unité syrienne. Mais les bombes, elles, ont préféré rappeler que l’État islamique n’a pas pris sa retraite et que Damas reste un terrain de jeu pour les amateurs de feux d’artifice. Un message au pouvoir syrien ? Peut-être. Un réveil musclé pour Macron ? Assurément.

Le chef de l’État, imperturbable, a poursuivi son programme : forum économique, poignées de mains, et probablement une pensée pour le room service du Four Seasons, qui aura eu du mal à livrer le petit-déjeuner dans le calme.

Morale de l’histoire : quand on vient en Syrie, on dort léger, et on part tôt.

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