
Le Chef de l’État a reçu, ce mardi, la ministre du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle. Au menu des échanges : les dysfonctionnements du Pôle National pour la Promotion de l’Emploi (PNPE) et les défis de la formation professionnelle. Des instructions fermes ont été données.
Faire du plein emploi une réalité tangible pour chaque Gabonais, y compris ceux de la diaspora. C’est l’engagement réaffirmé avec force par le Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui s’est entretenu ce jour avec Madame Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, ministre du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle.

Au cœur de cette audience, une priorité : le fonctionnement du Pôle National pour la Promotion de l’Emploi (PNPE), organe d’appui à la politique nationale de l’emploi. Les difficultés sont connues et reconnues : problèmes de connectivité, accessibilité limitée des plateformes numériques, autant d’obstacles qui privent de nombreux demandeurs d’emploi des services auxquels ils ont droit. Face à ce constat, le Chef de l’État n’a pas tergiversé. Il a instruit le membre du Gouvernement de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin d’apporter des solutions durables aux préoccupations soulevées.
Le PNPE appelé à accélérer sa modernisation
Les attentes sont claires. Le PNPE est appelé à accélérer la modernisation et l’accessibilité de ses plateformes au bénéfice de tous les Gabonais, y compris ceux de la diaspora. Il devra également renforcer la mise en réseau des demandeurs d’emploi et des employeurs afin de favoriser un accès plus large et plus efficace aux opportunités d’emploi, conformément aux orientations des plus hautes autorités.
Un chantier ambitieux, mais indispensable pour transformer en profondeur le marché de l’emploi national et rapprocher l’offre de la demande.
Formation professionnelle : renforcer les moyens pour garantir la crédibilité des examens
Autre dossier sensible abordé lors de cette audience : l’organisation des examens et concours dans le secteur de la formation professionnelle. Là encore, les défis sont réels. Pour garantir le bon déroulement des évaluations et assurer le règlement des rappels liés aux vacations des examinateurs, un renforcement des moyens humains, matériels et financiers apparaît indispensable. Une exigence que le Chef de l’État a tenu à rappeler avec fermeté.
Vers une adéquation entre formation et besoins du marché
Mais au-delà des urgences opérationnelles, c’est toute une vision qui se dessine. La résolution durable des difficultés identifiées passe par une meilleure orientation des étudiants vers des filières professionnalisantes, permettant une adéquation plus étroite entre l’offre de formation et les besoins actuels du marché de l’emploi. À cet effet, le développement des formations scientifiques et techniques constitue une priorité affichée.
En clair : il ne s’agit plus seulement de former, mais de former juste. Former utile. Former pour insérer.
Un signal fort
À travers cette audience, le Chef de l’État envoie un signal sans ambiguïté : la promotion du plein emploi demeure un axe majeur de son action gouvernementale. Les instructions données à la ministre du Travail sont autant d’actes d’autorité que d’engagements envers la jeunesse gabonaise, en quête d’opportunités et de perspectives.
Reste désormais à transformer ces directives en résultats concrets. Les Gabonais, eux, attendent des actes. Et ils sont nombreux à espérer que cette fois, la machine de l’emploi se mette véritablement en marche.



