
Vingt-quatre heures après le naufrage de la plateforme Prospector 5, les recherches des cinq disparus s’étendent désormais aux eaux congolaises. À l’initiative du Président Oligui Nguema, qui suit les opérations heure par heure, les marines du Gabon et du Congo travaillent de concert. Une seule priorité : retrouver les cinq travailleurs portés disparus.

Il est des heures où la fonction présidentielle se mesure à l’aune d’une seule question : combien de vies reste-t-il à sauver ? Au large de Mayumba, dans le permis Dussafu Marin, la réponse s’écrit en mer, dans les eaux profondes où cinq hommes et femmes demeurent introuvables depuis le samedi 24 octobre 2026, aux alentours de 21 h 40.
Ce soir-là, la plateforme de forage autoélévatrice Prospector 5, opérée par Borr Drilling pour le compte de BW Energy Gabon, s’est inclinée puis a sombré pendant les opérations de pré-chargement, à proximité de l’installation de production MaBoMo. À son bord, 115 personnes. Cent dix ont été retrouvées saines et sauves. Cinq manquent à l’appel. Les recherches se poursuivent sans interruption.
L’État mobilisé, sans délai
Dès l’annonce de l’accident, le Président de la République a pris personnellement la direction du suivi des opérations. Informé heure par heure, il a donné instruction au Gouvernement de mobiliser tous les moyens de l’État, la Marine nationale en premier. Une priorité, fixée sans ambiguïté : retrouver les cinq disparus.
Mais l’urgence humaine commande d’anticiper. Informé par les experts maritimes que les marées et les courants peuvent porter les personnes recherchées vers les eaux congolaises, à moins de soixante kilomètres de Mayumba, le Chef de l’État n’a pas attendu. Il a décidé d’étendre la zone de recherche au-delà de nos frontières. Les courants ne connaissent pas de frontière ; la réponse du Président non plus.
Un appel de chef d’État à chef d’État
Ce dimanche, le Président Oligui Nguema s’est entretenu directement avec son homologue congolais, le Président Sassou Nguesso, pour obtenir son appui aux recherches. La réponse fut immédiate : le Président Sassou Nguesso a annoncé le déploiement de moyens de la Marine nationale congolaise aux côtés de la Marine nationale gabonaise. En quelques heures, un appel de chef d’État à chef d’État a doublé les moyens engagés sur zone.
Sur instruction du Président, le renfort congolais intervient en coordination avec les équipes gabonaises déjà à l’œuvre, autour d’un objectif commun : retrouver les cinq personnes portées disparues. Chaque heure compte en mer. Cette réactivité est la marque d’un Président qui traite une urgence humaine comme une urgence d’État.
L’opérateur face à ses responsabilités
Le Chef de l’État ne s’est pas contenté de mobiliser les moyens publics. Il s’est également entretenu avec le Directeur général de BW Energy et a exigé une coopération totale, sur les recherches comme sur l’enquête. Le Ministère du Pétrole et du Gaz a, pour sa part, ordonné une enquête technique dont les conclusions seront rendues publiques.
Sur le plan matériel, la production de MaBoMo était arrêtée avant l’accident, conformément aux procédures de préparation du forage. Aucun dommage n’est signalé sur l’installation, et aucun rejet de substances nocives en mer n’a été constaté à ce stade. La zone demeure sous surveillance continue.
Derrière chaque disparu, une famille qui attend
Il est une exigence que le Président a tenue à rappeler : les familles doivent être informées avant tout le monde. Cette attente impose de la mobilisation, de la rigueur et une information responsable, dans le respect des familles et de leur douleur.
Le Gabon peut compter sur la fraternité congolaise. La réponse immédiate du Président Sassou Nguesso à l’appel du Président Oligui Nguema témoigne de la force des liens entre nos deux pays et de leur capacité à se soutenir lorsque des vies humaines sont en jeu. Au large de Mayumba, la recherche des cinq disparus se poursuit, sans relâche, de part et d’autre de la frontière.



