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Libreville, carrefour des lettres et des âmes : la 5e édition du FILIGA explore l’Afrique en dialogue avec ses diasporas

Du 28 au 30 mai 2026, le Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon deviendra le point de convergence des plumes et des regards venus des deux rives de l’Atlantique. Pour sa cinquième édition, le Festival International du Livre Gabonais et des Arts (FILIGA) invite le public à une traversée intime et collective autour d’un thème aussi vaste que notre humanité partagée : « L’Afrique et ses diasporas, regards croisés sur le monde »

Derrière ces mots se cachent des histoires. Celles d’un auteur gabonais qui écrit la mémoire oubliée d’un village, d’un poète centrafricain – l’invité d’honneur de cette année – dont les vers murmurent la résilience, ou encore d’un romancier issu de la diaspora brésilienne venu renouer avec les racines Yoruba. Pendant trois jours, le musée ne sera plus seulement un sanctuaire du passé, mais une agora vivante où les livres deviennent des passerelles.

Une dizaine de plumes pour un seul continent

Loin des grandes messes editoriales parisiennes ou new-yorkaises, le FILIGA assume sa part de rêve et de proximité. Une petite dizaine d’auteurs gabonais et africains – du Cap à Alger, de Dakar à Nairobi – ont confirmé leur présence. Pas de chiffres gonflés, mais une promesse : celle d’échanges sincères, à hauteur d’homme. Parmi eux, des romanciers, des slammeurs, des conteurs et des illustrateurs pour la jeunesse.

Car l’événement ne s’adresse pas qu’aux lettrés. « Petits et grands » sont conviés, comme le souligne l’organisation. Gratuité oblige, le festival se veut populaire, accessible à l’enfant qui tourne une page pour la première fois comme au grand-parent qui lit le monde à travers les lignes.

Centrafrique à l’honneur : une lumière sur les mots de l’ombre

L’invitation d’honneur faite à la République centrafricaine n’est pas anodine. Dans un contexte régional souvent marqué par les silences médiatiques, c’est une main tendue. Quels récits naissent quand les armes se taisent ? Quels livres restent à écrire quand les bibliothèques ont brûlé ? Les auteurs centrafricains présents porteront non pas un poids, mais une fierté : celle de la création au milieu des décombres.

Un programme vivant, entre ateliers et étoiles

Sur le parvis du Musée National des Arts, Rites et Traditions, les activités s’enchaîneront sans temps mort :

Des ateliers d’écriture et d’illustration pour apprendre à raconter son propre exil ou sa propre terre ;
Des spectacles vivants mêlant conte, musique et danse, où le livre s’anime ;
Des projections de courts-métrages venus du continent et des diasporas, pour voir ce que les mots ne disent pas toujours.

Et puis, il y aura des surprises – ces moments suspendus qu’aucun programme ne peut capturer : une dédicace improvisée sous un arbre, un éclat de rire entre deux lecteurs inconnus, un enfant qui repart avec son premier livre dédicacé.

Pourquoi il faut y venir

Le FILIGA ne ressemble pas aux festivals internationaux aseptisés. Il porte la chaleur humide de Libreville, ses silences, ses débats, ses espoirs discrets. En osant le thème des regards croisés, il rappelle une évidence : l’Afrique ne se vit pas seulement sur son sol. Elle se pense aussi à New York, à Paris, à São Paulo, à Pointe-à-Pitre. Et c’est dans ce dialogue – parfois douloureux, souvent fertile – que naît une nouvelle littérature du monde.

À noter dans vos agendas : du jeudi 28 au samedi 30 mai 2026, offrez-vous une halte au Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon et à l’Institut Français de Libreville . L’entrée est libre. Les histoires, elles, n’attendent que vous.

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