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Mondial 2026 : La Côte d’Ivoire quitte les États-Unis, Haaland reste pour le dessert

La douce euphorie ivoirienne a pris fin mardi, fauchée en plein vol par un certain Erling Haaland, ogre norvégien au pied gauche aussi précis qu’un GPS suédois. En seizièmes de finale, les Éléphants ont mordu la poussière (2-1) face à une Norvège qui, elle, ne compte pas rendre le souper avant l’heure.

Après avoir écrit la plus belle page de leur histoire footballistique en se qualifiant pour la phase à élimination directe – un événement aussi rare qu’une vague de fraîcheur à Abidjan en juillet – les Ivoiriens ont buté sur le roc scandinave. Dommage. Mais avouons-le : pour une première, ils ont fait preuve d’une élégance rare dans l’art de quitter une compétition par la grande porte, même si celle-ci était gardée par un colosse aux cheveux blonds.

Les faits, d’abord : Antonio Nusa, sans doute le plus discret des Vikings, ouvrait le score à la 39e minute, plongeant les supporters ivoiriens dans un silence digne d’une bibliothèque universitaire. Mais Amad Diallo, lui, n’avait pas lu le script. À la 74e minute, il égalise d’une frappe limpide, redonnant espoir à tout un peuple et, accessoirement, aux commentateurs qui avaient déjà préparé leur papier sur la « fin du rêve ».

Hélas, c’est là que le conte tourne au thriller. À la 86e minute, Haaland, cet extraterrestre né avec un ballon dans les gènes, s’est invité à la fête pour planter le but de la qualification. Un but cruel, presque mathématique, comme si le destin avait soudainement décidé de jouer en faveur du pays du fjord et du saumon fumé.

La Côte d’Ivoire devient donc la deuxième nation africaine à prendre la porte en seizièmes, après l’Afrique du Sud, qui avait elle-même offert une sortie en douceur au Canada (1-0). Mais pas de panique : l’Afrique ne sera pas en congé pour autant. Le Maroc, lui, a déjà envoyé les Pays-Bas à la pêche, et le Sénégal, l’Égypte, le Ghana, le Cap-Vert, la RD Congo et l’Algérie sont toujours dans la danse. Au total, neuf équipes africaines avaient réussi l’exploit de se hisser en seizièmes – un record qui fera date, même si certaines sont déjà en train de faire leurs valises.

Quant aux Éléphants, ils quittent le Mondial la tête haute, le coffre plein d’honneur et les trompes encore dressées. Car si la route s’arrête ici, ils repartent avec ce qu’aucune génération précédente n’avait connu : un ticket pour les phases finales. Et ça, même Haaland ne pourra jamais le leur enlever. Enfin, jusqu’à la prochaine fois.

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