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Grande-Bretagne: Charles III nomme son quatrième Premier ministre en quatre ans, Burnham débarque, Starmer s’éclipse

Ouf, ça souffle à Buckingham. Londres, mission (presque) impossible – Le roi Charles III, qui commence à connaître la chanson par cœur, a officiellement intronisé ce lundi 20 juillet 2026 un nouveau locataire au 10, Downing Street. Après avoir expédié en quelques minutes la démission de Keir Starmer – visiblement pressé d’aller ranger ses costumes bleus –, Sa Majesté a tendu le précieux sésame à Andy Burnham, ex-maire de Manchester et nouveau gourou du Labour, élu avec un score digne d’un référendum nord-coréen (95 % des députés, on vous jure).

Accompagné de son épouse Marie-France van Heel, qui doit déjà se demander si elle aura le temps d’apprendre le nom de tous les domestiques de Downing Street, Burnham a prêté serment sous le regard las d’un souverain qui, en quatre ans, en a vu défiler plus que la reine Victoria en quarante. Sixième chef de gouvernement en dix ans : le Royaume-Uni bat désormais des records de longévité… inversés.

À 56 ans, le « roi du Nord » (surnom qui risque d’en faire grincer plus d’un à Windsor) succède à Keir Starmer, lequel a quitté les lieux en déclarant être « fier » de ses deux années de labeur. Fier, certes, mais pas assez pour rester. La croissance atone, le coût de la vie en roue libre et la dette publique qui fait des pompes ont eu raison de lui, comme de ses prédécesseurs. Finalement, être Premier ministre outre-Manche, c’est un peu comme être batteur dans les Spinal Tap : le poste est maudit, mais la relève est prête.

Burnham, lui, promet de gouverner « différemment ». Ceci signifie qu’ il va peut-être essayer de ne pas faire comme les cinq autres, ce qui, avouons-le, n’est pas un pari insensé. Dans un entretien au Times, il a juré de montrer aux gens « où on va, et les étapes pour y arriver ». Un programme qui a le mérite d’exister, ce qui, en politique britannique, est déjà une forme d’audace.

Son vrai défi, cependant, ne sera ni l’économie, ni la santé, ni même les relations avec l’Europe. Non : il s’agit de freiner l’ascension fulgurante de Nigel Farage et son parti Reform UK, qui caracole déjà en tête des sondages pour 2029. Autant dire que Burnham a quatre ans pour convaincre les électeurs qu’un « roi du Nord » vaut bien un « prince des populismes ». Mais avec un style détendu, un brin plus à gauche que Starmer, et une femme néerlandaise pour rappeler que l’Europe, ce n’est pas que Bruxelles, il espère faire la différence.

En attendant, le nouveau gouvernement sera annoncé dans l’après-midi. Charles III, lui, a déjà réservé sa salle de réception pour la prochaine passation de service . Avec un peu de chance, elle aura lieu… après 2028. Mais on ne parie pas sur la couronne royale là-dessus.

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