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Attaques au Mali : Assimi Goïta rompt son silence et affirme que la situation « extrêmement grave » est « maîtrisée »

Invisible pendant quatre jours après les assauts coordonnés des 25 et 26 avril, le général Assimi Goïta est réapparu le mardi 28 avril. Dans une allocution solennelle, le chef de la junte a reconnu la gravité des événements, mais assuré que les forces armées avaient « stoppé » l’avancée des rebelles. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors des combats.

Un silence pesant brisé après quatre jours d’absence
Depuis les premières attaques, samedi 25 avril, contre plusieurs localités maliennes, le colonel Assimi Goïta n’avait plus pris la parole. Son absence avait alimenté de nombreuses interrogations, voire des critiques.
 
C’est finalement mardi soir qu’il s’est adressé à la nation, après avoir rencontré dans la journée l’ambassadeur de Russie – partenaire stratégique de Bamako – et visité des militaires blessés à l’hôpital de la capitale, sans prononcer le moindre mot devant eux.
 
« Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants »
 
Dans une allocution d’une dizaine de minutes, Assimi Goïta a qualifié les attaques des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA) d’« attaques coordonnées d’une extrême gravité ».
 
« Grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants », a-t-il déclaré, assurant que « le dispositif est renforcé » et que « la situation est maîtrisée ». Il a précisé que des opérations de ratissage et de renseignement se poursuivaient.
Un contexte marqué par des pertes sévères et des revers militaires
 
Si le chef de l’État malien se veut rassurant, la situation reste tendue. Lors de ces assauts, le ministre de la Défense, Sadio Camara, a trouvé la mort. Par ailleurs, les forces rebelles ont pris le contrôle de Kidal, ville hautement symbolique dans le nord du pays.
Des sources concordantes indiquent que les forces russes, pourtant partenaires-clés de l’armée malienne, n’ont pas appuyé les troupes de Bamako sur le terrain face à l’avancée des rebelles.
 
« Ne pas céder à la panique » : l’appel à l’unité nationale
 
Sur le ton du sursaut patriotique, Assimi Goïta a rappelé que « le peuple malien a fait le choix de la souveraineté et de la dignité », un choix qui « a un prix ». Il a appelé ses concitoyens à la lucidité et à la cohésion, mettant en garde contre « la propagation de rumeurs » : « Le Mali a besoin de lucidité et non de panique. »
 

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