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Détention provisoire pour l’ex-patron du foot algérien : Zefizef, le hors-jeu de trop

L’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF), Djahid Zefizef, a échangé son costume de dirigeant contre une combinaison peu glamour. Ce mardi 28 avril, le juge d’instruction du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a ordonné son placement en détention provisoire. Un carton rouge que l’intéressé n’a pas vu venir.
Dans le viseur de la justice ? Une gestion « à l’algérienne » de l’instance entre 2017 et 2023 – soupçons de mauvaise gestion, entorses aux procédures réglementaires, et une liste de marchés publics dont la transparence aurait fait rougir un défenseur pris de vitesse. L’enquête, vaste, ne s’arrête pas aux terrains : Zefizef est aussi épinglé pour des faits de corruption remontant à son passage à la tête d’une entreprise publique spécialisée dans la viande. De la bidoche aux buts, il n’y a parfois qu’un enchaînement douteux.
Jusqu’ici sous contrôle judiciaire (passeport confisqué, interdiction de quitter le territoire), l’ex-président découvre les charmes de la case prison. La presse locale ne s’y trompe pas : il serait loin d’être le seul à traîner des casseroles. Ses prédécesseurs, Kheireddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, ainsi que d’autres responsables, sont également cités dans cette joyeuse brochette de soupçons de corruption.
Décidément, à la tête du foot algérien, on ne parle plus de coupes, mais de mandats de dépôt. Le prochain match des ex-dirigeants risque de se jouer à guichets fermés… côté tribunal.



