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Alain-Claude Bilie-By-Nze reste en prison : et maintenant ? »

Alors que la détention de l’opposant et ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze se prolonge, loin d’un verdict attendu, ses avocats montent au créneau. Leur rendez-vous avec la presse, prévu ce vendredi dans la capitale, pourrait bien secouer une procédure que beaucoup jugent déjà fragilisée.

La justice dit non, la défense contre-attaque. Mardi, la Cour d’appel de Libreville a rejeté la demande de nullité de la procédure déposée par le pool d’avocats de M. Bilie-By-Nze. Conséquence immédiate : le dossier suit son cours, et l’ancien chef du gouvernement reste détenu à la prison centrale. Mais pour combien de temps encore ? Rien n’est moins sûr.

Arrêté le 16 avril 2026 pour des faits présumés d’abus de confiance et d’escroquerie qui remonteraient à 2008, l’opposant voit ses avocats brandir un argument de poids : la prescription. Selon eux, les faits auraient expiré en 2011. Une pomme de discorde juridique qui n’a pas fini de faire des vagues, d’autant que la défense dénonce aussi des vices de forme, des qualifications pénales contestables, et une privation de liberté qu’elle juge disproportionnée.

« Violation grave du droit gabonais », a martelé Me Arthur Vercken, l’un des conseils de l’ancien Premier ministre, dans une déclaration à l’AFP. Ce dernier réclame une libération immédiate, dénonçant des conditions d’arrestation jugées irrégulières, et une mise à l’isolement de 24 heures sans avocat. Des accusations qui, si elles se confirment, pourraient ébranler la suite du processus.

Pendant ce temps, le président Brice Clotaire Oligui Nguema répète son mantra : « Je n’ai rien à voir, c’est une affaire privée. » Dans un entretien à France 24, il se retranche derrière la séparation des pouvoirs. Mais en coulisses, une question taraude : jusqu’où ira une procédure dont la solidité juridique semble déjà vaciller ?

Le point de presse de ce vendredi à Libreville promet d’exposer les prochaines étapes. Une certitude : ce dossier est loin d’avoir livré son verdict. Et la détention de l’opposant, plutôt que d’éteindre le débat, ne fait qu’attiser l’attente d’un rebond judiciaire ou politique.

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