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Grève des enseignants : l’Assemblée nationale réessaie le coup de la médiation… et convoque (encore) SOS Éducation

Après un premier rendez-vous fantôme, le Palais Léon Mba remet le couvert ce mercredi. Les parlementaires jouent les médiateurs de dernière minute, tandis que l’année scolaire, elle, joue les équilibristes.

C’est la grande reprise au Palais Léon Mba ! Le Bureau de l’Assemblée nationale, dans un élan de persévérance remarquable, a décidé de retenter l’expérience de la médiation. Au programme ce mercredi : une nouvelle convocation officielle pour la plateforme SOS Éducation, histoire de « discuter » – le mot est du courrier – des raisons qui poussent enseignants et personnels à garder les salles de classe fermées.
 
La missive, frappée du sceau présidentiel de l’Assemblée et signée par Michel Régis Onanga Ndiaye, a atterri avec une solennité certaine. Rendez-vous est donné à 14h pile dans la salle Jonas Ovono Assoumou, pour ce qui ressemble de plus en plus à une séance de rattrapage politique. L’objectif affiché ? « Échanger sur les revendications » et, accessoirement, tenter de sauver les meubles d’une année scolaire qui tangue sévèrement.
La convocation est précise : une délégation de vingt membres maximum, avec mention spéciale pour les figures de proue du mouvement, Simon Ndong Edzo et Marcel Libama. On ne refait pas une médiation sans ses têtes d’affiche, après tout.
 
Petit détail qui pique : il s’agit du deuxième essai. Le premier, prévu le 26 janvier, avait mystérieusement capoté sans la moindre explication publique. Un faux départ qui n’a visiblement pas refroidi les ardeurs parlementaires, désormais plus déterminés que jamais à jouer les extincteurs sur un incendie qui couve depuis des semaines.
 
Alors que la grève continue de paralyser le système, les autorités législatives espèrent donc que cette nouvelle séance de dialogue – la bonne, celle-ci – ouvrira enfin la voie à une sortie de crise. En attendant, parents et élèves, conscients que le temps perdu ne se rattrape pas à coups de procès-verbaux, suivent ce ballet institutionnel avec un mélange d’espoir ténu et de lassitude grandissante. La kermesse parlementaire, elle, a au moins le mérite de continuer.

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