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Pêche et économie bleue : un accord à 25 milliards FCFA pour réveiller le secteur halieutique au Gabon

Le Gabon passe à l’action. Le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue et la BCEG ont scellé un partenariat stratégique visant à irriguer les filières halieutiques via le fonds FAMAD. Sur les 25 milliards de francs CFA dédiés à des projets prioritaires, une part substantielle va directement booster la pêche artisanale, industrielle et l’aquaculture. Une décision qui place la souveraineté alimentaire et l’emploi au cœur du nouveau souffle impulsé par le président Brice Clotaire Oligui Nguema.
C’est une signature qui fait entrer l’économie bleue gabonaise dans une nouvelle ère. Ce jeudi 30 avril 2026, à Libreville, le ministère de la Mer, de la Pêche et de l’Économie bleue (MMPEB) et la Banque pour le Commerce et l’Entrepreneuriat du Gabon (BCEG) ont officialisé une convention de partenariat autour du célèbre fonds « Aidez-moi à vous aider » – le FAMAD. Doté d’une enveloppe globale de 25 milliards de francs CFA, ce dispositif financera des projets structurants dans les secteurs prioritaires de l’économie nationale. La grande nouveauté ? Un volet spécifique, fléché et opérationnel, dédié aux filières halieutiques.
 
Loin d’être une simple déclaration d’intention, l’accord instaure un cadre institutionnel, financier et opérationnel sur mesure. Objectif : permettre aux acteurs de la pêche (artisanale comme industrielle), de l’aquaculture continentale et marine, de la transformation des produits halieutiques, mais aussi des infrastructures logistiques (chaîne du froid, ports de débarquement) d’avoir enfin accès à des financements adaptés, traçables et efficaces.
 
« Ce partenariat incarne la volonté du chef de l’État, son excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, de faire de la mer un levier de développement durable et de compétitivité », confie une source proche du dossier. Car derrière les chiffres se dessine une ambition claire : renforcer la souveraineté alimentaire, créer des emplois locaux et générer un impact économique mesurable.
 
Concrètement, la BCEG apportera son expertise bancaire pour concevoir des mécanismes de financement sur mesure, tandis que le MMPEB assurera un encadrement technique renforcé des porteurs de projets. Pas de guichet fermé ni de jargon opaque : les modalités d’accès à ces fonds seront détaillées dans les prochains jours par voie de presse, à destination de tous les Gabonais.
 
Avec cette initiative, le Gabon ne se contente pas d’écouter les promesses : il exécute. Le FAMAD, déjà connu pour soutenir des projets prioritaires, devient ici un accélérateur de l’économie bleue. Pour les pêcheurs artisans, les transformatrices de poisson, les jeunes entrepreneurs de l’aquaculture ou les investisseurs de la logistique portuaire, le signal est fort : l’État et son système bancaire national unissent leurs forces pour que le secteur halieutique prenne enfin le large.
Rendez-vous dans les jours à venir pour connaître les critères d’éligibilité. Une seule certitude : les 25 milliards du FAMAD commencent à nourrir une vision – celle d’un Gabon qui mise sur ses océans, ses fleuves et ses lacs pour bâtir la prospérité de demain.

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